SIG pouvoir et organisations

Géomatique et stratégies d’acteurs

(éditions de l’Harmattan, 1998)

Les conflits de pouvoir que suscite l’informatique dans les organisations sont depuis longtemps identifiés par les sociologues des organisations, mais sont très rarement abordés par les ouvrages traitant de la conduite des projets informatiques ou de l’organisation en informatique. Dans cet ouvrage, tiré de ma thèse de doctorat soutenue en 1997 à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, j’aborde ce thème en étudiant une dizaine de projets au regard des concepts de la sociologie des organisations et des concepts systémiques du nouveau management. Cependant, cet ouvrage dépasse le cadre de la géomatique et des systèmes d’information géographiques. Tout informaticien ou géomaticien peut y trouver de quoi alimenter sa réflexion sur l’utilité de l’informatique, la conduite des projets, la transformation des organisations à l’aide des nouvelles technologies ou la légitimité de ses interventions…

Sommaire

  • Introduction
  • Revue bibliographique et concepts relatifs aux organisations et au territoire
  • Présentation de la démarche et des exemples
  • Modélisation du processus d’appropriation de la géomatique dans les organisations
  • Etude du processus d’appropriation de la géomatique et de son impact sur les organisations
  • Des moyens d’action pour le pilotage et l’évaluation des projets
  • Perspectives de l’intervention en géomatique
  • Commentaires

    Depuis 1998, la situation a évolué, et certains propos de cet ouvrage commencent à dater. Il y a en effet de moins en moins d’organismes non équipés de SIG ou en cours de premier équipement et la plupart des organismes équipés sont passés du stade de projet d’acteurs dans l’organisation à celui de projet de l’organisation. Le « moniteur », ce graphique permettant de représenter les démarches et événements liés au développement de la géomatique dans l’organisation devrait être retravaillé pour se rapprocher de l’état de l’art technologique actuel. Par ailleurs, l’arrivée sur le marché du travail des générations « internet », le développement des plates-formes de mutualisation, les sollicitations institutionnelles comme INSPIRE créent un appel d’air en faveur du partage de l’information. Il ne faudrait cependant pas en déduire trop vite que les concepts développés dans l’ouvrage sont obsolètes : les conflits de pouvoir sont plus que jamais d’actualité dans les organisations, mais pour ceux qui impliquaient les SIG, se sont déplacés et s’expriment de façon différente. Les tensions récurrentes entre géomaticiens et informaticiens dans certaines organisations en sont le meilleur exemple, comme la tendance des utilisateurs à choisir des outils spécifiques : il est simplement plus facile d’articuler entre eux des outils hétérogènes, grâce aux progrès de l’interopérabilité..

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