Organisation

Organiser la géomatique : qu’est-ce-qu’un SIG organisé ?

Cette présentation, réalisée en juin 2007 aux Journées Géomatiques de l’Ouest, fournit la matière du chapitre conclusif de l’ouvrage « la dimension géographique du SI ». Qu’est ce qu’un SIG organisé et que doit-on organiser dans le SIG ? Les diverses dimensions de cette organisation sont abordées dans l’article, qui essaie d’articuler les exigences contradictoires de disposer d’un SI organisé et formalisé, avec le risque d’une rigidification des procédures et activités et le souhait de disposer d’un SIG réactif, donc de disposer d’une certaine souplesse dans son administration et son évolution.

Il me semble que les choses ont peu évolué depuis 2007 : la principale évolution concerne la collecte de métadonnées, réalisée dans de nombreuses organisations en réponse à la contrainte INSPIRE. Quelques fiches de postes existent dans des organisations, mais la documentation des processus et les indicateurs de suivi restent une vue d’esprit pour de nombreuses organisations.

Le SIG, un outil transversal ? Mythes et réalités

Cet article a été rédigé comme support d’une présentation réalisée en 2006 au Géo-événement et explore la question de la transversalité des SIG. Qu’est ce qu’un SIG transversal ? un SIG partagé par de nombreux services de l’organisation ? Dans ce cas, de nombreux SIG sont effectivement transversaux. En revanche, si derrière la notion de transversalité, se cache l’idée d’une intégration organisationnelle ou territoriale des SIG, le débat devient plus délicat, car il faut alors s’interroger sur la pertinence de la métaphore du « SIG mille-feuilles », dans lequel l’intégration organisationnelle ou territoriale est assurée par la superposition des couches dans la base de données et sur la carte.

Du fait de la grande diversité des cultures techniques des acteurs du territoire, si l’on souhaite que le SIG soit véritablement transversal (c’est-à-dire améliore l’intégration organisationnelle ou territoriale), il faut qu’au-delà du déploiement d’outils logiciels communs et de bases de données partagées, on ait le souci de rapprocher les acteurs et de créer des occasions de dialogue. Le SIG peut être un prétexte de ce rapprochement, ce qui amène à la conclusion que « le processus est le résultat », en d’autres termes, que c’est le dialogue suscité par l’émergence du SIG qui crée l’intégration autant que le SIG lui-même.

Quelques progrès ont été réalisés dans le domaine collaboratif, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour passer de la vision du SIG transversal parce que les utilisateurs partagent la même base de données ou utilisent les mêmes logiciels, à la vision du SIG transversal qui permet d’atteindre une certaine intégration organisationnelle ou territoriale. Ces thèmes ne mobilisant visiblement pas le monde de la recherche en gestion, en géographie ou en géomatique, nous risquons de regretter encore longtemps l’absence d’un cadre de référence et/ou d’indicateurs permettant de mesurer le « niveau d’intégration organisationnelle ou territoriale » atteint à l’aide des SIG.

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