Métadonnées

Est-ce la qualité des données qui fait débat ou la compréhension des données et la définition des besoins ?

Cette présentation, réalisée lors des journées SIG La Lettre en mai 2010, se demande en premier lieu pourquoi la qualité des données géographique est encore un problème et reste un sujet mal maîtrisé par de nombreux géomaticiens et par la plupart des utilisateurs de SIG, alors qu’il existe des normes, outils, documentations, méthodes et compétences dans le domaine. En analysant 4 situations problématiques (commande de données spécifiques, achat de données sur étagère, récupération de données auprès d’un partenaire, intégration de données provenant de plusieurs sources), elle identifie des problèmes de qualité interne, liés à la définition des besoins ou à la qualité des données en regard de ces besoins, et des problèmes de qualité externe, liés en particulier à la compréhension des données et du contexte par l’utilisateur. Pour résoudre les problèmes de qualité interne, il est nécessaire de renforcer les compétences des maîtres d’ouvrage ou de leurs assistants à maître d’ouvrage. Les problèmes de qualité externe semblent insolubles dans l’état actuel des connaissances.

Plus que jamais, un effort de sensibilisation, de vulgarisation, d’acculturation doit être entrepris auprès des géomaticiens sur cette question de la qualité. Le faible usage des concepts et des outils (plus opératoires qu’on veut bien le dire) et la qualité peu satisfaisante de nombreux lots de données, constitués en interne ou acquis auprès de prestataires sont la conséquence de ce manque d’appropriation des concepts. La mesure de la qualité interne (conformité d’un lot de données avec ses spécifications) ne pose que des problèmes d’ordre méthodologique (quels critères sont pertinents et comment les mesurer) et financier (coût élevé du contrôle). En revanche, le débat reste largement ouvert sur la solution aux problèmes de qualité externe (adéquation d’une base de données aux besoins d’un utilisateur).

Les métadonnées : corvée ou nécessité ?

Cet article, co-rédigé avec Stéphanie Fraisse, et publié en juin 2008 par Géomatique Expert, traite de la problématique de la collecte de métadonnées par les organisations. Après avoir abordé la question de l’utilité des métadonnées, en particulier dans une logique d’interopérabilité, il évoque les aspects d’ordre méthodologique à partir d’une série de questions que doit se poser l’acteur qui souhaite entreprendre une démarche de catalogage de données. Quelles données cataloguer ? quelles métadonnées renseigner ? qui fait le travail ? dans quel outil ? Il conclut en proposant quelques axes de réflexion en réponse aux problèmes rencontrés.

Aujourd’hui, une partie des réponses à ces questions ont été formalisées. Quelles données cataloguer ? Parmi 3 bonnes raisons de cataloguer ses données (1 – satisfaire aux exigences de la directive INSPIRE, 2 – s’impliquer dans les partenariats et plates-formes de mutualisation, 3- cataloguer pour faire connaître les données en interne), l’organisme peut définir ses priorités et classer les données dans ces 3 catégories. Quelles métadonnées renseigner ? la réponse est a minima les champs exigés par la Directive INSPIRE, plus quelques champs supplémentaires très utiles (système de coordonnées, catalogue d’attributs, format de stockage ou de livraison des données, etc). Qui fait le travail ? Il apparaît que dans la plupart des cas, le coût de la formation au catalogage et à l’outil de catalogage justifie que ce soit le géomaticien et non l’utilisateur final qui crée les métadonnées, sauf pour quelques utilisateurs qui traitent de nombreuses données et/ou ont un profil de géomaticien. Dans quel outil ? Cette question reste d’actualité, mais le choix s’est restreint. Peu d’éditeurs disposent de leur propre gestionnaire de métadonnées, la plupart ayant (en France du moins), préféré créer un lien avec Géosource. Cependant, si les choix techniques sont plus faciles à faire qu’en 2008, la motivation pour les métadonnées reste globalement faible et la plupart des géomaticiens ont encore du mal à cerner l’intérêt des métadonnées et considèrent toujours cette activité comme une « punition ». Il reste beaucoup de « peurs ancestrales » et de superstitions liées aux métadonnées. Je les aborderai lors des prochaines journées SIGLL 2011.

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