3D et SIG

La 3D et les SIG : état de l’art et perspectives

Cet article, publié en octobre 2009 par Géomatique Expert, explore les enjeux à court, moyen et long terme du déploiement de la 3D dans les organisations, en particulier. Au-delà de l’enjeu que représentent les maquettes 3D en termes de communication, pour la présentation de projets aux citoyens par exemple, l’article met en évidence qu’il s’agit d’évoluer vers d’autres usages (gestion, analyse spatiale), ce qui nécessite de passer de la maquette jetable à l’entrepôt de données 3D. A court terme, il s’agit de stabiliser et consolider les processus de collecte et d’intégration de données 3D pour enrichir et faire vivre les bases de données. A moyen terme, il s’agit d’organiser les workflows d’information autour des entrepôts de données 3D. A long terme, il s’agit de généraliser les usages de réalité augmentée grâce à la convergence de diverses technologies : SIG, CAO/DAO, Location Based Services, RFID, GPS, capteurs actifs, architectures distribuées, évolutions du Web 2.0 (Web participatif) puis 3.0 (internet des objets).

Tout cela nécessite une organisation, de nouveaux moyens techniques et un accompagnement du changement.

La situation évolue très rapidement dans ce domaine et j’ai pu constater à IMAGINA 2011 que comme souvent, l’offre logicielle est en avance sur la demande. Alors que la plupart des utilisateurs de maquettes 3D  ne vont pas au-delà de la maquette de communication et tardent à identifier d’autres usages, les éditeurs de ces maquettes sont en train de faire évoluer leurs outils pour leur donner une dimension collaborative et l’extranet collaboratif 3D ayant pour objet de jouer à la fois le rôle d’outil de consultation / navigation dans le territoire pour le grand public et celui d’outil de consolidation de projets sur le territoire.

Par ailleurs, certaines évolutions en cours dans le monde informatique auront très probablement un impact sur le monde géomatique dans les 5 ou 10 années à venir. Les maquettes 3D réalisées sur les territoires sont réalisées par des organisations pour des usages professionnels, le seul usage accessible au grand public étant la navigation et la concertation citoyenne (ce qui n’est déjà pas si mal) et la mise en commun des maquettes reste limitée à quelques organismes.

Or, les acteurs spécialistes de l’informatique grand public et de la téléphonie mobile pronostiquent qu’à une échéance variant de 2 ans pour les plus optimistes à 10 ans pour les plus pessimistes, les interfaces de nos ordinateurs et de nos téléphones portables auront connu une révolution similaire à celle du passage de MS-DOS à Windows (que les anciens comme moi ont vécue). Cette révolution est le passage à de nouvelles interfaces utilisateur 3D, dans lesquelles l’utilisateur naviguera et se déplacera à l’aide d’un avatar. Nous n’entrerons plus dans un logiciel 3D, nous serons dans une interface 3D photoréaliste.

Cette évolution soulève une question : comment seront construites ces interfaces 3D ? j’imagine 3 réponses à cette question : 1) des interfaces 3D complètement virtuelles (si mon avatar doit entrer dans un magasin virtuel, celui-ci ne doit pas nécessairement être la modélisation 3D d’un magasin réel, il suffit qu’il mette en scène les fonctions d’un tel magasin (exposition, vendeur / conseil, essai, paiement, etc) ; 2) des interfaces inspirées du monde réel : on imagine que l’utilisateur qui souhaite se déplacer virtuellement dans la ville de Mâcon ou dans le département de l’Ardèche préfère un environnement réaliste et tout un panel d’applications requiert le réalisme du territoire ; 3) des interfaces combinant éléments du monde réel et virtuels.

Dans les deux derniers cas, se pose la question de savoir qui fournira les modèles tirés du monde réel. Bien sûr que ces modèles existent déjà en partie dans Google Earth, mais il est probable que les professionnels du territoire qui élaborent de telles maquettes, plus détaillées que celles de Google seront sollicités pour que ces maquettes puissent être utilisées dans d’autres contextes. La question de la réutilisation de données publiques dans des applications commerciales ou à vocation grand public n’a donc pas fini d’être posée.

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