Présentation

La dimension géographique du SI

Pourquoi un ouvrage sur la dimension géographique du système d’information ?

Dans de nombreuses organisations publiques ou privées, la dimension géographique n’est pas totalement intégrée au système d’information, pour des raisons parfois historiques, parfois techniques, parfois organisationnelles, mais surtout par manque de perception des enjeux stratégiques associés à son utilisation.

Parmi les outils permettant de manipuler cette dimension géographique du SI, les systèmes d’information géographiques ont aujourd’hui leur place dans le système d’information des entreprises et des organisations publiques, au côté d’autres « outils techniques » ou « métiers », et les données à caractère géographique foisonnent. Pourquoi l’intégration de cette dimension géographique au SI reste-t-elle donc problématique ?

Les géomaticiens (ce mot désigne les spécialistes des SIG) insistent souvent sur les spécificités de leur domaine et certains souhaitent préserver l’autonomie de leur activité vis-à-vis de la DSI, ce qui ne facilite pas la recherche de solutions à ces questions d’intégration.

Les informaticiens et les DSI n’ont pas toujours une vision claire des outils et concepts de la géomatique (le domaine des SIG et de l’information géographique) et, quand ils ne reconnaissent pas ces spécificités, ne facilitent pas non plus leur intégration au système d’information.

Les uns et les autres sont pourtant régulièrement interpellés par les utilisateurs des divers outils informatique qui réclament une meilleure articulation du SIG avec les autres composants du SI.

Nous voudrions montrer dans cet ouvrage comment la vision des géomaticiens peut et doit s’articuler avec celle des informaticiens. Les premiers pourraient être tentés de tirer de cet ouvrage des arguments pour justifier leur demande d’autonomie et se confirmer à eux-même que le monde de la géomatique est un monde à part en informatique. Les seconds pourraient être tentés de tirer de cet ouvrage la conclusion qu’il n’est pas nécessaire de traiter le SIG comme un SI particulier et qu’il doit « se fondre » dans le SI. Nous espérons convaincre les uns et les autres qu’un raisonnement dialogique doit leur permettre de dépasser cette contradiction apparente : le SIG doit à la fois exister comme un SI particulier et avoir un lien très fort avec les autres composants du SI. Il requiert des compétences particulières (celles du géomaticien), mais également des compétences que seuls les informaticiens peuvent apporter.

Que peut-on trouver dans cet ouvrage

La première partie de l’ouvrage rappelle quelques éléments de contexte en guise d’introduction : elle aborde en particulier de façon très succincte 3 concepts indispensables à la suite de l’exposé (territoire, géographie, cartographie) puis définit la géomatique et les SIG, pose la question de leur intégration dans le SI à travers quelques exemples concrets et dresse un état des lieux de leur développement dans les organisations. Elle présente enfin les usages, objectifs et enjeux des SIG.

La seconde partie traite des 3 composants techniques essentiels de la géomatique : les données, puis les métadonnées, auxquelles un chapitre particulier est consacré, puis les aspects fonctionnels (les grandes fonctions requises pour manipuler la géographie) et les offres logicielles.

La troisième partie s’interroge sur la manière de mettre de la géographie dans le SI : après avoir mis en évidence le rôle de la géographie dans les grandes applications du SI, elle s’interroge sur la façon de mettre de la géographie dans ces applications et le moyen de résoudre les problèmes d’architecture qui en découlent.

La quatrième partie aborde les questions de démarches, de méthodes et d’organisation : processus et procédures, aspects spécifiques des projets géomatiques, démarches et méthodes, et enfin aspects relatifs à l’organisation, aux compétences et à la dimension humaine.

L’ouvrage conclut en s’interrogeant sur ce qu’est un SIG organisé.

À qui s’adresse cet ouvrage ?

Ce livre est destiné aux géomaticiens et aux informaticiens des DSI. Il a pour objet d’apporter un éclairage et des propositions sur la question de l’articulation des SIG avec les autres composants du SI. Il n’abordera donc la définition des SIG, leurs usages, ou la conduite de projets de SIG qu’à titre d’introduction, et du point de vue de cette articulation. On pourra se référer à d’autres ouvrages pour plus d’informations sur les SIG et la conduite de projets SIG.

Certains développements concernant la géomatique paraîtront un peu triviaux aux géomaticiens, mais sont nécessaires pour apporter aux informaticiens les informations dont ils ont besoin, de même que certains développements sur le SI sont plus destinés à en donner une vision claire aux géomaticiens qu’à « apprendre leur métier » aux spécialistes des SI. C’est dans cette confrontation que réside de notre point de vue l’intérêt de cet ouvrage, qui renvoie vers des ouvrages plus spécialisés sur les SIG et les SI pour les approfondissements éventuels dans chaque discipline.

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