Le géomaticien est-il soluble dans le Géoweb 2.0 ?

Certains d’entre nous se souviennent des conditions dans lesquelles la micro-informatique est entrée dans les organisations il y a une vingtaine d’année (je suggère à ceux qui voudraient se rafraîchir  la mémoire de lire l’excellent ouvrage dans lequel Hamid Bouchikhi décrit l’introduction de la micro-informatique à la RATP : « structuration des organisations : concepts constructivistes et étude de cas, éditions Economica, 1990). Dans un premier temps, les informaticiens, focalisés sur le déploiement et l’exploitation de gros systèmes informatiques qu’ils sont les seuls à maîtriser dans l’entreprise ne prennent pas au sérieux ces petites machines (« ce n’est pas de la vraie informatique » !). Dans un second temps, ils constatent que les utilisateurs plébiscitent ces machines et les logiciels associés, qui leur permettent de s’autonomiser face à leurs systèmes compliqués, et il s’en suit une période de confrontation allant parfois jusqu’à des conflits de pouvoir. Dans un 3ème temps, la micro-informatique trouve sa place dans l’organisation, les informaticiens élargissent leur champ de compétence à l’administration de ces outils et à leur intégration dans le SI, de nouveaux rôles émergent, et la légitimité des services informatiques et DSI est confortée, de même que l’autonomie des utilisateurs.

Pourquoi rappeler cette page de l’histoire informatique ? Parce que les géomaticiens vivent actuellement une situation similaire avec l’émergence des outils du Géoweb 2.0. Certains utilisateurs délaissent les SIG traditionnels déployés par les géomaticiens et vont chercher d’autres solutions qui leur donnent une plus grande autonomie (Google, sites web de production de cartes, etc). Le premier réflexe de bon nombre de ces géomaticiens a été d’ignorer ces dispositifs (« ce n’est pas de la vraie géomatique »), mais beaucoup s’inquiètent aujourd’hui de ces dispositifs qui semblent contester leur rôle dans l’organisation : comment coordonner le développement d’une géomatique dont les usages sont pour partie basés sur des outils qui échappent à leur juridiction ? Cette source de tension se conjugue avec le transfert des responsabilités liées aux infrastructures informatiques vers d’autres acteurs (DSI et services informatiques) et ces deux évolutions conduisent un certain nombre de géomaticiens à se demander si leur métier n’est pas remis en cause.

La comparaison de ces deux situations devrait pourtant rendre les géomaticiens optimistes. Certes, ils vivent des moments difficiles quand ils n’arrivent par exemple pas à dissuader leurs services de communication de faire développer des applications de cartographie Web incohérentes avec le SI, mais l’exemple de la micro-informatique nous laisse penser que le jour où on reviendra voir les géomaticiens pour leur demander de remettre en cohérences ces diverses démarches n’est pas loin. Et comme le nombre d’utilisateurs et d’usages de la géomatique aura augmenté, la légitimité de la géomatique, donc celle des géomaticiens en sera certainement renforcée.

Il faut donc, certes que les géomaticiens continuent d’affirmer leur rôle de coordination, mais écoutent en même temps les attentes des utilisateurs de ces outils du Web 2.0, souvent plus conviviaux, plus orientés « grand public », plus ouvert à la collaboration que les SIG traditionnels. Et le temps viendra de toutes façons où le balancier, qui va plutôt du côté de l’autonomie des utilisateurs, reviendra, du fait des dysfonctionnements générés par les excès de cette autonomie (problème de qualité des données, désorganisation de la production, duplication de certaines tâches, etc) vers un souci de meilleure coordination qui renforcera leur légitimité.

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Demain, des approches SIG pilotées par les processus ?

Dans le débat récurrent en conduite de projet informatique, sur le fait de savoir s’il vaut mieux privilégier les approches par les données ou par les processus, les démarches de conduite de projet de SIG privilégient le plus souvent les données, avec de bons arguments, notamment l’idée qu’on ne sait pas toujours ce qu’on va faire avec les données, mais qu’on sait de quelles données on aura besoin ou de quelles données on dispose ; le SIG est d’abord vu comme un outil de capitalisation et de diffusion / mise à disposition de données. L’important est de rendre les données plus accessibles aux divers utilisateurs, à charge pour eux d’en trouver des usages dans leurs activités et leurs processus métiers. De fait, on peut observer que dans les études préalables, tout le monde est focalisé sur l’accès aux données (des autres) et peu d’acteurs sont concernés par l’amélioration de leurs propres dispositifs de gestion et de leurs données métiers.

Cette telle approche pose aujourd’hui plusieurs problèmes. Le premier est qu’en mettant l’accent sur les données, on ne s’interroge pas sur les apports possibles du SIG à l’amélioration des processus métiers de l’organisation. Il est donc peu probable que son déploiement contribue à l’amélioration de l’efficacité de ses utilisateurs, et on observe même parfois l’inverse : ceux-ci continuent à exécuter les processus métiers antérieurs, mais doivent en plus prendre en charge des tâches liées au SIG, notamment à la mise à jour des données métier relevant de leurs activités. D’où les difficultés récurrentes rencontrés par les géomaticiens pour faire la preuve de l’utilité ou de la « rentabilité » des outils SIG.

Le second problème découle du premier : c’est le constat de la faible efficacité des dispositifs de mise à jour. Dans de nombreuses organisations, on se contente de demander aux agents de terrain de transmettre l’information collectée à l’occasion de leurs interventions pour mettre à jour le SIG. Cette transmission d’information se passe rarement bien.

Il me semble que le domaine de la géomatique n’échappera pas à l’évolution en cours dans le domaine des SI, qui tend à mettre l’accent sur les processus et non sur les données comme une fin en soi. Les démarches d’urbanisation des SI, celles de refonte et d’amélioration des processus si (démarches ITIL, COBIT et autres), celles de restructuration des SI autour d’outils d’orchestration pilotant des processus informatisés à l’aide de Services Web, vont toutes dans le même sens. Elles partent des processus et ne s’intéressent qu’aux données requises pour l’exécution des processus : c’est d’ailleurs un bon moyen d’éviter la compilation de données dont l’utilité n’est pas avérée.

Que les services SIG soient intégrés ou non à la DSI de leur organisation, ils peuvent donc s’attendre à être sollicités ou interpellés dans un proche futur par leurs DSI sur cette problématique des processus. D’un côté, cette interpellation sera inconfortable, car ils devront décrire leurs processus et documenter leurs activités, pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. Mais de l’autre, elle peut également apporter de l’eau à leur moulin, du fait de la nécessité d’une réflexion sur l’amélioration conjointe des processus métiers des utilisateurs et des processus de mise à jour des données thématiques.

Affaire à suivre…

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IMAGINA 3D 2012 : convergence et expansion de la 3D

Il me semble possible de résumer mes impressions à l’issue d’IMAGINA 3D 2012 par deux mots qui peuvent sembler contradictoires au premier abord : convergence et expansion. Convergence car le mouvement de convergence des technologies qui s’esquissait les années précédentes s’est amplifié et concrétisé cette année. Expansion car la 3D se développe très au-delà des usages professionnels et de ce que nous pouvions imaginer avec nos lunettes rétrécissantes de géomaticiens ce qui nous interpelle aujourd’hui de la même façon que Google Earth nous a interpellé en 2005.

Convergence

Il y a convergence entre les logiciels permettant de gérer et exploiter des maquettes 3D de territoire et les SIG : d’une part, les uns et les autres communiquent de mieux en mieux, d’autre part, les concepts d’entrepôts de données 3D que j’avais évoqués dans l’article publié à l’automne 2009 par Géomatique Expert (La 3D et les SIG : état de l’art et perspectives) sont aujourd’hui opérationnels dans plusieurs outils SIG du marché qui sont capables de gérer des vraies bases de données 3D : c’est ainsi le cas des solutions d’Autodesk et Bentley Systems, qui tirent depuis longtemps profit de leurs structures de données tridimensionnelles héritées de la CAO/DAO non géographique, mais également d’ESRI, Géoconcept et STAR APIC (ELYX 3D). Outre leur capacité à stocker des données 3D avec leurs représentations, ces outils disposent de fonctions d’exploitation 3D (analyse 3D, thématiques 3D) et leurs bases de données peuvent être accessibles à d’autres outils plus spécifiques (CAO/DAO, Web 3D, navigation dans les maquettes, etc) par des fonctions d’import / export ou des Web Services standardisés de l’OGC.

La convergence entre les outils du monde de l’architecture et les SIG n’est pas vraiment à l’ordre du jour (sauf pour les offres Autodesk et Bentley), mais celle des données est aujourd’hui réalisée, avec la capacité d’intégrer dans les modèles numériques de territoire des données issues des logiciels de conception architecturale par divers formats propriétaires ou standards : IFC pour les bâtiments 3D sera normalisé dans le courant de l’année 2012, CityGML pour les modèles de territoires 3D est un standard OGC, ces deux formats sont implémentés sur un grand nombre d’outils, et on sait passer de l’un à l’autre grâce à l’ETL FME.

Enfin, plus surprenante est la convergence entre le monde des SIG et celui de l’entertainement (jeux vidéos et films d’animation), à travers les logiciels de modélisation procédurale tels que CityEngine d’ESRI, qui permettent à la fois de reconstituer un environnement 3D à partir de règles utilisant les attributs des objets 2D (pour un territoire réel) ou de créer un territoire totalement virtuel en créant des villes et territoires à l’aide de ces fonctions. Il paraît que dans le film CARS 2, les villes ont été construites à l’aide de CityEngine.

Cette convergence illustre la frontière de plus en plus imprécise entre mondes réels et mondes virtuels, illustrée par les multiples exemples de réalité augmentée, dans lesquels ces deux mondes s’associent dans des interfaces communes, ce qui conduit à parler d’expansion de la 3D.

Expansion

L’expansion de la 3D est en premier lieu perceptible dans la multiplication des expériences et réalisations dans le monde de la géomatique et des applications 3D du territoire, mais ce mouvement est lancé depuis plusieurs années et la progression, bien que réelle, n’est pas spectaculaire.

L’expansion de la 3D se poursuit dans d’autres domaines professionnels. A l’origine, IMAGINA adressait surtout le monde de l’entertainement et celui de l’industrie (CAO/DAO industrielle). Aujourd’hui, à côté de notre domaine, le territoire, se développent d’autres usages de la 3D, liés par exemple à la capacité de fabriquer des objets conçus par ordinateur à l’aide d’imprimantes 3D : c’est le cas de divers usages du domaine de la santé (prothèses dentaires ou autres).

Mais l’évolution la plus spectaculaire est l’évolution des outils mobiles (de toutes sortes : smartphones, tablet PC, etc), qui prennent petit à petit l’ascendant sur les ordinateurs traditionnels, et dont les interfaces utilisateurs deviennent de plus en plus souvent 3D. En parallèle, les applications de réalité augmentée mixant des vues du monde réel, des modèles de territoire, de villes ou de lieux plus réduits (centres commerciaux), et des données (souvent à vocation commerciale ou marketing) se multiplient.

De fait, la question qui se pose à nous est de savoir si le fait que la 3D devienne « l’interface utilisateur » aura un impact sur nos métiers et nos processus similaires à celui de Google Earth il y a quelques années. Comment expliquer aux élus et au public que les SIG, c’est compliqué et que les données ne peuvent pas être mises entre toutes les mains quand les élus et le public prennent l’habitude de surfer sur Google Earth ? Nous devons nous attendre à ce que les dispositifs de concertation et de dialogue avec les citoyens autour des projets et de l’aménagement soient massivement impactés par la capacité d’une grande partie de ces citoyens à utiliser aujourd’hui ou demain (matin) des dispositifs de réalité augmentée sur leurs smartphones et autres mobiles.

En conclusion, IMAGINA est le bon endroit pour se mettre à niveau des évolutions concernant les modèles 3D de territoire, mais c’est aussi et surtout le bon endroit pour prendre connaissance des innovations que la 3D suscite de façon plus générale dans le monde des technologies de l’information et de la communication concernant le public ou d’autres secteurs professionnels.

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La confrontation des concepts à la réalité : le métier de géomaticien

La définition du métier de géomaticien de l’ONISEP citée par Sébastien Joly me semble soulever deux questions.

La première est évoquée par Sébastien JOLY. Précisément, que signifie « participer » (dans tous les sens du terme) à la constitution et l’exploitation de ces bases de données ? Si on poursuit le raisonnement de Sébastien Joly, le « géomaticien » est surtout un utilisateur de solutions géomatiques, et donc, un producteur de cartes et de données géographiques. Cette vision correspond bien aux compétences de la plupart des géomaticiens français, disposant de masters en géomatique délivrés par des UER de géographie, qu’on surnomme « géomaticiens cartographes », mais dont la valeur ajoutée dans l’organisation serait finalement assez limitée s’ils se limitaient à la gestion de données et à la production de cartes thématiques. On pourrait d’ailleurs considérer dans ce cas que d’un point de vue organisationnel, il serait suffisant de les rattacher à la Direction opérationnelle pour laquelle ils gèrent des données et produisent des cartes : il n’est pas nécessaire d’en faire une cellule distincte, et les rattacher à la DSI n’a pas beaucoup de sens car ce ne sont que des utilisateurs d’outils informatiques.

La deuxième est celle de l’adéquation de cette définition avec les attentes des organismes utilisateurs de SIG concernant le rôle des géomaticiens. On trouvera aujourd’hui peu d’acteurs pour défendre l’idée que l’administration de bases de données relève de la compétence des géomaticiens, mais précisément, quand on évoque la responsabilité d’administrateur fonctionnel d’applications géomatiques que peut assumer le géomaticien, il me semble qu’on est au-delà d’un simple rôle d’utilisateur de solution et qu’on évolue vers la vision du « géomaticien informaticien » que de nombreuses organisations cherchent en vain : celui qui sait par exemple concevoir des applications et bases de données géomatiques et aller au-delà de la gestion de données et de la production de cartes. La question de savoir si le géomaticien doit être ou non rattaché à la DSI me semble comme Sébastien Joly un combat d’arrière-garde (s’il est en charge de ce composant particulier du SI qu’est le SIG, sa place est forcément dans la DSI), la vraie question étant plutôt de savoir quelles responsabilités le géomaticien est en mesure d’assumer dans l’organisation. Force est de constater qu’en France, ce n’est pas une logique de rationalisation qui préside à la répartition des rôles entre informaticiens et géomaticiens, mais le constat des compétences (et surtout des lacunes) de ces derniers sur certains volets du système d’information (géographique).

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La confrontation des concepts à la réalité des organisations : le SI

Les commentaires sur le SI de Sébastien Joly relancent l’éternel débat sur la confrontation des concepts à la réalité dans les organisations et comme le dit Paul TILLICH « le combat pour la réunion de la théorie et de la pratique ne cesse jamais ». Bien entendu, le SI n’est pas la propriété de la DSI, mais celle de l’organisation toute entière, et si d’un point de vue conceptuel, le concept de division s’oppose à l’idée même d’un système d’information (les parties en italiques sont des citations du commentaire de Sébastien Joly), quand on passe du concept à la réalité (ou de la conception à la réalisation), on est en pratique conduit à découper le SI en blocs fonctionnels, puis en applications informatiques qui concrétiseront de façon plus ou moins cohérente ces divers blocs fonctionnels.

Bien entendu, dans un monde idéal, le découpage du SI en diverses catégories devrait être la conséquence d’une stratégie définie au niveau de la Direction Générale de cette organisation.  Dans la réalité, le découpage du SI est plutôt la résultante de l’action de diverses influences auxquelles  sont soumises l’organisation et sa DSI :

-          Les jeux de pouvoir dans l’organisation et les personnalités des acteurs clés (notamment : Direction Générale, Directeur des Systèmes d’Information, responsable SIG, etc). La perception par le management de la différence entre SI et application informatique conduira par exemple à la recherche d’une approche cohérente du SI ou à l’inverse, à la multiplication d’applications couvrant des besoins sectoriels sans souci de cohérence.

-          D’autres contraintes internes, parmi lesquelles les contraintes budgétaires ou temporelles

-          la structuration de l’offre logicielle et progicielle, qui oriente souvent de l’extérieur le découpage en blocs fonctionnels du SI (si une organisation veut échapper à cette influence, elle n’a d’autre choix que de développer son SI à partir de briques spécifiques, ce qui présente des coûts et des risques beaucoup plus importants que ceux résultant de l’usage de progiciels du marché).

-          D’autres contraintes externes, notamment l’influence des parties prenantes externes : citoyens ou clients (suivant qu’on est dans le secteur public ou privé), institutions, etc.

(Cette liste de contrainte n’est bien entendu pas exhaustive)

Il est toujours bon de rappeler la règle, mais on ne devrait jamais oublier que cette règle est mise en œuvre par des acteurs humains et des organisations dans un contexte institutionnel où il n’existe pas de rationalité globale, mais seulement des rationalités locales comme l’ont rappelé de nombreux sociologues des organisations.

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Le Blog Interopérabilité et Géo-information (BIG)

L’interopérabilité est un hot topic et un sujet difficile à aborder sous toutes ses facettes : au-delà de l’évidence de l’intérêt de l’interopérabilité du point de vue conceptuel, les aspects informatiques nécessitent une technicité et des compétences particulières (les standards OGC ne se laissent pas facilement apprivoiser) et les problèmes d’ordre sémantiques ne sont pas simples non plus.

C’est la raison pour laquelle ce blog collectif est le bienvenu pour permettre aux divers acteurs investis dans les réflexions ou réalisations concernant l’interopérabilité de partager leurs expériences.

Ma première contribution à ce blog est composée de 3 articles, dont je ne suis que le contributeur initial, qui ont déjà été enrichis par plusieurs autres contributeurs et dont nous espérons tous qu’ils vont encore évoluer.

Ils évoquent la question de l’interopérabilité dans 3 contextes : interactions entre humains, interactions entre humains et machines, interactions entre machine.

Du human to human au machine to machine

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L’ouvrage est disponible

L’ouvrage “SIG : la dimension géographique du SI” est paru aux éditions Dunod. J’en ferai une présentation publique le mardi 17 mai à 13 h 30 dans le cadre des journées de SIG La Lettre à l’Ecole Nationale des Sciences Géographiques (Marne-la-Vallée). Il peut être commandé auprès des éditions Dunod ou dans toute librairie.

Lien vers la page correspondante sur le site Web des édition DUNOD

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